Conflans-Sainte-Honorine : ce que le procureur antiterroriste a précisé sur l’attentat

Le procureur national antiterroriste Jean-François Ricard a fait un premier point sur l’enquête sur l’assassinat de Samuel Paty, décapité devant son collège des Yvelines.
CONFLANS-SAINTE-HONORINE – Qui était l’assaillant de l’attentat perpétré contre un professeur d’histoire-géographie à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines) vendredi soir? Et que s’est-il passé le 5 octobre au collège du Bois d’Aulne lorsque Samuel Paty a montré à ses élèves une caricature de Mahomet dans le cadre d’un cours sur la liberté d’expression?
Le procureur national antiterroriste Jean-François Ricard a apporté de premiers éléments de réponse à ces questions ce samedi 17 octobre, lors d’une conférence de presse sur l’enquête ouverte pour “assassinat en relation avec une entreprise terroriste” et “association de malfaiteurs terroriste criminelle”.
L’assaillant est un jeune Russe tchétchène de 18 ans, né à Moscou. Vendredi vers 17 heures, il a décapité le professeur à proximité du collège où celui-ci enseignait, avant d’être tué par des policiers à 200 mètres de là.
Neuf personnes étaient toujours en garde à vue samedi.
Un acte prémédité
Le procureur national antiterroriste est revenu sur les heures qui ont précédé l’attaque contre le professeur. Celles-ci tendent à confirmer que l’assaillant abattu par la police était bien l’auteur de la revendication postée sur les réseaux sociaux juste après l’attaque et accompagnée d’une photo du corps de la victime.
L’analyse du téléphone de l’assaillant, “saisi à proximité de son corps”, ont en effet permis aux enquêteurs de retrouver ce texte de revendication, enregistré “dans le bloc-notes” à 12h17, ainsi que la photo, enregistrée à 16h57.
Le compte utilisé pour envoyer la revendication a publié un tweet quelques instants plus tard dans lequel “le scripteur désignait la victime par son nom”.
Le procureur a par ailleurs précisé que “l’auteur des faits se trouvait devant le collège durant l’après-midi et avait sollicité des élèves afin de lui désigner la future victime”.
La principale du collège du Bois d’Aulne avait fait état de nombreuses menaces contre le professeur de 47 ans, attaqué “sur le chemin le menant de son travail vers son domicile”, selon le procureur.
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