La politique de « ruissellement » de Macron : un échec selon un nouveau rapport

Un rapport de France Stratégie révèle que les grandes mesures d’Emmanuel Macron à savoir la « flat tax » et la suppression de l’ISF n’ont pas eu d’effets positifs sur l’économie.
Pousser les plus riches à investir dans l’économie ? c’est raté.
Publié ce jeudi 14 octobre le rapport d’un comité d’évaluation sous l’égide de France Stratégie révèle que les grandes mesures mise en place par Macron n’ont rien apporté à l’économie. En 2018, la réforme sur la fiscalité du capital remplaçait l’impôt sur la fortune (ISF) par la fortune immobilière (IFI). Elle a également permis la mise en place d’un prélèvement forfaitaire unique (PFU ou « flax tax » ) sur les revenus du capital. Ces changements avaient pour vocation de permettre la réduction de l’impôt payé par les contribuables les plus aisés, afin de les pousser à investir dans l’économie. Mais le rapport du comité ne semble pas aller dans ce sens.
Les dividendes font le bonheur de 0,1% des foyers
La « flax tax » prévoyait de figer une taxation de 30% des dividendes, sans tenir compte du niveau des revenus concernés. Le PFU permet donc à certains patrons-actionnaires de se rémunérer en dividendes imposables à 30%, plutôt qu’en salaires imposables jusqu’à 45%. Cette forme de rétribution a atteint 24 milliards d’euros en 2020. Sous François Hollande, qui avait taxé ces revenus comme ceux du travail, celle-ci variait entre 13 et 14 milliards d’euros. Cette augmentation des dividendes ne profite bien évidemment qu’à une minorité de ménages. En 2019, 62% de ces derniers ont été perçus par 39.000 foyers français, soit 0,1% des foyers.
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Et l’investissement alors ?
Alors, cette théorie du ruissellement, que donne-t-elle en pratique ? Fabrice Leglart le président du comité d’évaluation considère qu’il n’y a « aucun effet identifié sur l’investissement ou la masse salariale » dans les entreprises concernées. « Qu’ont fait ces foyers de cet argent ? Ont-ils réinvesti dans les entreprises du tissu productif français ? » s’interroge Cédric Audenis, conseiller économique chez France Stratégie. Si le président du comité avoue ne pas détenir de réponses fermes, il affirme toutefois ne pas vouloir en rester là.
Affaire à suivre…
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