Jean-Luc Mélenchon jugé en correctionnelle
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Le député a été cité par le parquet pour actes d’intimidation contre l’autorité judiciaire, rébellion et provocation lors de la tentative de perquisition du siège du mouvement, le 16 octobre 2018.
Il était déjà dans une mauvaise passe politique. C’est désormais sur le plan judiciaire que Jean-Luc Mélenchon voit les nuages s’amonceler au-dessus de sa tête. Le député de La France insoumise (LFI) va comparaître devant le tribunal correctionnel en septembre pour les faits qui se sont déroulés pendant la tentative de perquisition avortée du siège du mouvement, à Paris, le 16 octobre 2018. Il a été cité par le parquet de Bobigny pour actes d’intimidation contre l’autorité judiciaire, rébellion et provocation, selon des informations révélées par L’Express et confirmées par Le Monde, jeudi 27 juin.
Le leader LFI ne sera pas seul à la barre. Le député européen et responsable de La France insoumise, Manuel Bompard, les députés Alexis Corbière et Bastien Lachaud, le conseiller d’Etat Bernard Pignerol ainsi que l’attachée de presse du mouvement, Muriel Rozenfeld, font également l’objet d’une citation immédiate par le procureur de la République de Bobigny.
Jean-Luc Mélenchon a réagi via Twitter, jeudi soir, dénonçant une collusion entre la presse et la justice et assurant ne pas avoir reçu la convocation : « L’Express annonce que nous serons convoqués en correctionnelle en septembre. La justice pensera sans doute à nous informer nous aussi. Si L’Express le permet. »
Appel à bloquer les opérations
Interrogé par Reuters, son avocat, Mathieu Davy, a dénoncé « une violation de l’enquête ». Le député Alexis Corbière s’est également indigné sur Twitter : « On vit une époque formidable. Je n’ai reçu aucune citation, aucune lettre, rien… mais c’est via la presse que j’apprends que je serais cité (quand et où ?) devant un tribunal (lequel ? pour quel motif ?)… Je respecte la Justice, mais je ne comprends pas ces méthodes. »
Contacté par Le Monde jeudi soir, l’ancien sénateur socialiste a signifié, en des termes peu amènes dénotant un certain énervement, qu’il ne souhaitait pas répondre. Les autres mis en cause n’ont pas donné suite ou ont renvoyé vers leurs réactions sur Twitter.
Il est reproché aux responsables de La France insoumise d’avoir, par leur attitude volontairement provocatrice, empêché le bon déroulement de la perquisition menée au local du mouvement, dans le 10e arrondissement de Paris. Celle-ci s’inscrivait dans une vaste opération, avec la fouille d’une quinzaine de sites, dont l’appartement de M. Mélenchon, dans le cadre de deux enquêtes préliminaires ouvertes par le parquet de Paris, sur les emplois d’assistants parlementaires européens et sur les comptes de la campagne présidentielle de 2017.
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