MoDem : un rapport de police confirme un «système» de détournement de fonds européens

La police anticorruption conclut que des assistants parlementaires rémunérés par le Parlement européen ont été «mis au service de l’UDF, puis du MoDem».
Le MoDem a mis en place un «système ancien et plus ou moins informel» de détournement des fonds européens pour salarier ses employés, conclut la police anticorruption dans un rapport synthétisant quatre ans d’investigations dans lesquelles François Bayrou et plusieurs ex-eurodéputés sont mis en examen depuis fin 2019.
«J’affirme une fois de plus que ces accusations sont malveillantes et que ces allégations sont fausses. Et cela sera prouvé», a réagi mercredi 2 juin sur Twitter le président du parti centriste lors de la publication par Le Monde d’extraits de ce rapport de l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (Oclciff), chargé de cette affaire de soupçons d’emplois fictifs d’assistants d’eurodéputés.
À un an de la présidentielle, la révélation de cette synthèse de 29 pages, après presque 18 mois de poursuite discrète des investigations depuis la mise en examen du maire de Pau, remet en lumière un dossier embarrassant pour le MoDem, principal allié du président Emmanuel Macron.
Dans ses conclusions, datées du 14 avril et consultées par l’AFP, l’Oclciff estime que «pour faire vivre son parti et assurer son fonctionnement à moindre coût, François Bayrou et Marielle de Sarnez, épaulés par les cadres du parti ont mis au service de l’UDF, puis du MoDem, des assistants parlementaires rémunérés par le Parlement européen».
Un «système ancien et plus ou moins informel»
Les policiers anticorruption décrivent «un système ancien et plus ou moins informel» qui «ne reposait pas sur une méthode monolithique et systématique». «Il évoluait au fil du temps et relevait de l’opportunité des situations tout en respectant un budget déterminé».
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