POLÉMIQUE : Quand le foot se transforme en compétition… victimaire !

C’est dans un contexte tendu que Noël Le Graët, président de la Fédération française de football (FFF), s’exprimait ce mardi 10 septembre au micro de Franceinfo.
Alors que plusieurs rencontres de football ont été interrompues ces dernières semaines pour cause de chants ou de banderoles homophobes, le patron du foot français exhorte désormais les arbitres à ne plus appliquer cette règle, refusant d’être « pris en otage sur l’homophobie ».
Mais l’affaire ne s’arrête pas là. Au micro de la radio d’état, Noël Le Graët précise « J’arrêterai un match pour des cris racistes, ça c’est clair ». Scandale médiatique et politique immédiat. On ne plaisante pas avec la lutte contre les discriminations, on ne les hiérarchise pas, on les combat, toutes.
Pour SOS Homophobie, le président de la fédération doit démissionner, car « On ne transige pas avec l’homophobie. ».
« C’est terrible. Moi, j’ai l’impression d’être à l’âge préhistorique quand j’entends ça » commente pour sa part Olivier Rouyer, ancien footballeur et à ce jour unique footballeur à avoir fait son coming out.
Les médias prennent leur part à la polémique, ainsi pour Marianne, l’interview de Noël Le Graët « est une souffrance à écouter ». Quant à la ministre des Sports Roxana Maracineanu, elle invite le président de la FFF « à prendre sa part de responsabilité dans la lutte contre toutes les discriminations en général ». Une chance que les chants grossophobes*, transphobes**, roussophobes*** ou encore mochophobes****, ne soient pas entrés dans les habitudes des supporters. Mais à l’avenir, les matchs de football risquent d’être très longs.
En ce qui concerne l’intervention du président de la République sur ce sujet, nous vous l’épargnons, cette simple image ci-dessous valant mille mots (de Macron).

* discrimination des personnes à fortes corpulences
** discrimination des personnes trans
*** discrimination des personnes rousses
**** discrimination des personnes laides
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