Pour Macron ce n'est pas au contribuable de payer des masques pour le contribuable…

Invité du « 20 heures » de TF1 mardi soir, le président de la République a écarté l’idée d’une gratuité des masques pour tous. Cependant, il a promis d’aider les citoyens les plus démunis afin qu’ils puissent prétendre à moindre coût à ces protections.
?? INTERVIEW EXCLUSIVE – @EmmanuelMacron :
« L’État, et le contribuable français, n’a pas vocation à payer des #masques pour tout le monde, tout le temps. Ça doit rester une politique sociale ».
? #Macron20H #LE20H de @TF1 @Ju_Arnaud @LCI ➡ https://t.co/0rV5yOuUVC. pic.twitter.com/zHEy8Ozzoz
— TF1LeJT (@TF1LeJT) July 21, 2020
Le contribuable n’a pas à payer des masques (pour le contribuable) !
Au lendemain de la mise en place de l’obligation du port du masque dans les lieux publics clos, Emmanuel Macron a tranché sur la question d’une éventuelle prise en charge des coûts. En effet, alors que des députés avaient réclamé hier après-midi à l’Assemblée nationale la gratuité des masques pour tous, le président de la République a balayé cette éventualité hier soir sur TF1. Il a ainsi soutenu l’idée que « l’État, et le contribuable français, n’a pas vocation à payer des masques pour tout le monde, tout le temps ». Pour le chef de l’État, « la priorité en effet c’est d’avoir accès pour toutes les Françaises et les Français aux masques ». Il a cependant ajouté la possibilité que « celles et ceux qui n’ont pas les moyens d’acheter un masque grand public soient aidés ».
Un « budget masque » jusqu’à 75€ par personne et par mois
Bien que de nombreuses entreprises distribuent, depuis le déconfinement, des masques à leurs salariés, beaucoup de Français ne bénéficient pas de cette opportunité. Avec le prix d’un masque plafonné à 0,95€ et la recommandation de le changer une à deux fois par jour, le prix mensuel pourrait s’élever à 75€ par personne selon Le Figaro. Pour une famille composée de deux parents et de deux enfants, le coût pourrait atteindre 300€ par mois ! Un budget important, voire « tout à fait colossal » pour le président de l’association UFC – Que choisir Alain Bazot, qui plaidait en mai dernier sur RTL pour la gratuité des masques : « on conteste ce choix de ne pas avoir mis à disposition gratuitement (ces masques) notamment pour l’accès aux services publics ». Pour le président de l’association de consommateurs, « dans la mesure où il y a un intérêt général de santé publique, il ne faut vraiment pas de limite à l’accès à ces masques, notamment sur le plan financier ». « Puisque c’est obligatoire dans les écoles, dans les transports, il faut que les services publics distribuent les masques », avait-il insisté.
Qui peut bénéficier de masques gratuits ?
Bien que le président de la République ait exprimé son refus d’une gratuité des masques pour tous, certaines catégories de personnes peuvent tout de même prétendre à une acquisition gratuite de ces éléments de protection. Tout d’abord les plus précaires. Le ministre de la Santé, Olivier Véran, a souhaité « réenclencher la distribution de masques gratuits » : les personnes bénéficiant de la complémentaire santé solidaire ou de l’Aide médicale d’État (AME) ont donc droit à cette aide, soit près de deux millions de personnes. Également, les personnes « porteuses de fragilités » peuvent se voir prescrire un masque, par un médecin, tandis que les « personnes à risque » peuvent obtenir 10 masques gratuits par semaine. D’autre part, les cas positifs au Covid-19 et leur famille, peuvent bénéficier sur prescription médicale de 28 masques gratuits, pour une durée de deux semaines. Les personnels de santé, quant à eux, peuvent avoir droit entre 12 et 24 masques par semaine, selon leur profession.
Vous ne faites pas partie de la liste et vous souhaitez des masques gratuits ? Tant pis pour vous. Pour Macron, l’argent des Français ne doit pas servir à……servir les Français ! Une vision de l’État et des services publiques qui résume à merveille la politique du Gouvernement.
Le Média Pour Tous
Articles similaires

« Catastrophe », « arbitraire »… À Paris, le périphérique à 50 km/h met déjà les automobilistes sur les nerfs
L’abaissement de la vitesse de circulation de 70 à 50 km/h est entré en vigueur ce mardi sur un premier tronçon entre les portes des Lilas (XIXe) et d’Orléans (XIVe). Une mesure dont les conséquences sont encore difficilement perceptibles mais qui provoque la colère de nombreux usagers. Les 50 km/h sur le périphérique parisien, quels 50 km/h […]

