Ses volailles sont dégustées à l’Élysée mais l’éleveur vit dans la misère
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« M.Macron, vous ne méritez pas de manger mes volailles. »
Gilet jaune sur le dos, Aloïs Gury interpelle le Président depuis son poulailler. Dans une vidéo Facebook vue quelque 90 000 fois, il s’exprime d’une voix blanche où percent des sanglots. Huit minutes de colère rentrée, sans cohérence mais d’une sincérité et d’une émotion poignantes.
Le jeune éleveur de Montrevel-en-Bresse (ferme du Sougey) a jeté tout ce qu’il avait sur le cœur et il en a gros. Il fournit Miéral, le volailler qui, le 11 novembre, a approvisionné le banquet des chefs d’État via le boucher de l’Élysée.
Aloïs Gury a 33 ans. L’ex-animateur d’équipe chez Renault Trucks s’est converti à la volaille de Bresse il y a cinq ans. Il en élève 16 000 (chiffre important) sur l’exploitation qu’il loue à la communauté de communes de Montrevel. Il travaille seul : 77 heures par semaine, 700 € par mois, une semaine de vacances en trois ans.
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