SMS de Macron dévoilé : la crise des sous-marins se ranime

La presse australienne a dévoilé ce mardi un SMS destiné au premier ministre australien et adressé par le président Emmanuel Macron.
La France savait-elle ?
Après une courte période d’accalmie, la pression semble remonter dans l’entourage du président français concernant la crise des sous-marins. Ce mardi 2 novembre, la presse australienne a fait état d’un SMS d’Emmanuel Macron destiné au premier ministre australien Scott Morrison deux jours seulement avant la dénonciation du « contrat du siècle ». « Dois-je m’attendre à de bonnes ou de mauvaises nouvelles pour notre ambition conjointe sur les sous-marins ? », est-il écrit en anglais.
Si l’authenticité du message a bien été confirmée par l’Élysée, qui dénonce par ailleurs des « méthodes inélégantes », son interprétation semble diverger. Alors que ce message pourrait laisser entendre qu’Emmanuel Macron était au courant d’une menace qui pesait sur le contrat, son entourage explique que « ce SMS montre qu’au contraire le président ne savait pas qu’ils dénonceraient le contrat ». « S’il y avait eu un SMS plus clair en ce sens, ils en auraient fait état », a-t-il renchéri.
La presse australienne publie un SMS de Macron envoyé au Premier ministre Scott Morrison deux jours avant l’annonce de l’AUKUS : « Dois-je m’attendre à de bonnes ou mauvaises nouvelles pour nos ambitions communes en matière de sous-marins ? ».https://t.co/HRcKzzJV7L. pic.twitter.com/BPWPcmdVtS
— Vincent Glad (@vincentglad) November 2, 2021
Passe d’armes entre Paris et Canberra
Samedi 31 octobre, le président de la République a détaillé sa position sur cette crise, dans les couloirs du G20. À la question d’un journaliste « pensez-vous que Scott Morrison vous a menti ? », Emmanuel Macron a répondu « je ne le pense pas, je le sais ». « Reste maintenant à savoir quelle décision il va prendre. Il a 18 mois pour changer de direction, bonne chance », a-t-il poursuivi, sous forme d’ultimatum lancé à ses confrères australiens.
Arrivé aux oreilles du principal concerné, cet avertissement a fait réagir Scott Morrison. « J’ai les épaules larges, je peux gérer ça », a-t-il estimé, tout en ajoutant que « l’Australie est fière de son bilan en ce qui concerne sa capacité de défense ».
« Le contrat du siècle »
Baptisée Aukus, l’alliance annoncée mi-septembre entre les États-Unis, l’Angleterre et l’Australie avait torpillé le supercontrat des sous-marins français. À hauteur de 55 milliards d’euros, cette perte considérable pour le gouvernement français avait « rompu la relation de confiance entre les deux pays » avait estimé Emmanuel Macron.
De leur côté, les États-Unis ont plaidé la maladresse. Vendredi dernier, Joe Biden et son homologue français ont pu échanger sur cet incident. Sans présenter d’excuses, le locataire de la Maison Blanche a expliqué qu’il croyait que « la France avait été informée très en amont que le contrat ne se ferait pas ». Un échec économique et industriel qui, à l’aube des prochaines présidentielles, pourrait être difficile à digérer pour le président Macron.
Le Média Pour Tous
Articles similaires

« Catastrophe », « arbitraire »… À Paris, le périphérique à 50 km/h met déjà les automobilistes sur les nerfs
L’abaissement de la vitesse de circulation de 70 à 50 km/h est entré en vigueur ce mardi sur un premier tronçon entre les portes des Lilas (XIXe) et d’Orléans (XIVe). Une mesure dont les conséquences sont encore difficilement perceptibles mais qui provoque la colère de nombreux usagers. Les 50 km/h sur le périphérique parisien, quels 50 km/h […]

