Ursula von der Leyen, une fidèle de Merkel à la tête de la Commission européenne
Si le Parlement européen donne son feu vert, elle serait la première femme à occuper ce poste qui n’a été jusque-là qu’une seule fois dans les mains d’un Allemand.
Pendant des années, Ursula von der Leyen fut considérée comme une prétendante sérieuse à la succession d’Angela Merkel. Mais ces derniers temps, cette hypothèse n’était plus évoquée en Allemagne, où ses difficultés au ministère de la défense lui ont coûté très cher politiquement.
Du moins à Berlin, et c’est là le paradoxe : si elles lui ont peut-être définitivement barré l’accès à la chancellerie, ses six années à la tête de ce ministère ont en revanche donné le temps à Ursula von der Leyen de tisser les réseaux diplomatiques qui lui ont permis d’être nommée, mardi 2 juillet, présidente de la Commission européenne. Et si le Parlement européen donne son feu vert, elle serait la première femme à occuper ce poste qui n’a été jusque-là qu’une seule fois dans les mains d’un Allemand, Walter Hallstein, de 1958 à 1967.
Pour Ursula von der Leyen, cette nomination inattendue met un terme à quatorze années passées au sein du gouvernement allemand, où elle a été chargée successivement de la famille (2005-2009), du travail (2009-2013) et de la défense (depuis 2013). Une longévité sans équivalent : de tous les ministres d’Angela Merkel, cette femme énergique, aujourd’hui âgée de 60 ans, est la seule qui ait siégé dans tous les gouvernements dirigés par la chancelière depuis l’arrivée au pouvoir de cette dernière en 2005.
Membre de l’Union chrétienne-démocrate (CDU), Ursula von der Leyen a souvent été en porte-à-faux avec son parti, notamment sur les sujets de société où cette mère de sept enfants à l’allure sévère s’est plus d’une fois retrouvée plus proche de la gauche que de sa propre famille politique.
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