Y'aurait-il des paramilitaires prêts à faire tomber le gouvernement ?
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Christophe Chalençon, l’une des figures les plus médiatisées du mouvement des Gilets jaunes, a affirmé au cours d’une entrevue accordée à une chaîne de télévision italienne que «des paramilitaires [étaient] prêts à faire tomber le gouvernement» français.
Interrogé par l’équipe de l’émission Piazzapulita au sujet de sa récente rencontre, le 5 février dernier, avec le vice-président du Conseil italien Luigi Di Maio (Mouvement 5 étoiles), ce chef d’entreprise du Vaucluse répondait toutefois à une question «en off», c’est à dire en fin d’entretien et hors caméras. L’équipe de l’émission a cependant filmé la séquence et a pris la décision de la diffuser.
«Je sais que je risque beaucoup», a-t-il concédé, avant de préciser : «Je peux me prendre une balle dans la tête à n’importe quel moment, mais j’irai au bout de mes convictions, parce que s’ils me mettent une balle dans la tête, Macron, il sera passé à la guillotine.»
«On est arrivés à un tel point de confrontation que, s’ils m’abattent, il est mort aussi parce que, le peuple, il rentre dans l’Elysée et il démonte tout», a encore expliqué Christophe Chalençon au sujet du président de la République Emmanuel Macron. «On est plusieurs comme ça. S’ils en touchent un, on a des paramilitaires qui sont prêts à intervenir parce qu’ils veulent aussi faire tomber le pouvoir», a-t-il encore ajouté.
Le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner a promptement réagi aux déclarations de Christophe Chalençon, en publiant un tweet dans la matinée du 15 février. «C’est une comédie à l’italienne ou juste un nouveau délire personnel ?», s’interroge-t-il.
Ainsi donc un des leaders des Gilets Jaunes nous annonce un coup d’Etat militaire…
C’est une comedie à l’italienne ou juste un nouveau délire personnel? https://t.co/6qnVpCMkZN— Christophe Castaner (@CCastaner) 14 février 2019
Luigi Di Maio, vice-président du Conseil des ministres italien, s’était félicité, dans un tweet publié le 5 février, d’avoir rencontré «le leader des gilets jaunes Christophe Chalençon».
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