Le groupe de Luc Besson EuropaCorp pourrait être mangé par son créancier américain

Pathé n’a pas réussi à trouver un accord avec Vine pour concrétiser une reprise du groupe de production placé sous procédure de sauvegarde depuis le 13 mai.
Les grandes manœuvres autour du capital d’EuropaCorp, la société de production en grandes difficultés financières du réalisateur Luc Besson, entrent dans une phase qu’il n’avait pas souhaitée. Le Journal du dimanche (JDD) du dimanche 14 juillet assure qu’à la suite d’une réunion dans le bureau de l’administratrice judiciaire Hélène Bourbouloux, le 3 juillet, le patron du groupe placé sous procédure de sauvegarde depuis le 13 mai, aurait finalement accepté le plan de reprise de l’un de ses principaux créanciers, le fonds américain Vine Alternative Investments. Il n’aurait absolument pas eu le choix.
Le groupe Pathé présidé par Jérôme Seydoux, qui mène des négociations exclusives de reprise du groupe de Luc Besson depuis le 29 mai, n’a pas réussi à trouver un accord avec Vine. EuropaCorp savait la partie difficile puisqu’il avait expliqué, le 29 mai, que « la marque d’intérêt » de Pathé était « soumise » à « un accord sur la restructuration des dettes existantes ».
EuropaCorp ne cachait pas que « plusieurs conditions essentielles n’étant (…) pas encore remplies, notamment l’accord des prêteurs seniors et juniors », il « ne [pouvait] donner aucune assurance quant à l’aboutissement de cette proposition, ni préciser le calendrier ou la structuration de l’opération qui [en] résulteraient ».
Six mois de répit
Pathé avait déjà racheté les multiplexes d’EuropaCorp et avait signé avec ce dernier un accord de distribution en France portant, notamment, sur Anna, le dernier long-métrage du cinéaste. Mais surtout Jérôme Seydoux aurait aimé récupérer le catalogue de films d’EuropaCorp (Le Monde du 10 juillet). Il doit jeter l’éponge.
Vine veut donc convertir sa créance en capital pour devenir un actionnaire de poids au sein du groupe de Luc Besson. EuropaCorp a confirmé, dimanche, « être en discussion avec divers partenaires financiers » y compris Vine, « qui a marqué son intérêt » pour entrer dans le capital.
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